Rénovation d’un cadre ancien

Voici un cadre ancien que je souhaite exposer dans mon salon mais il présente de multiples cassures, des décalages entre les morceaux et surtout une peinture abîmée et pas toujours d’époque. Autrement dit ce cadre a un vécu, aussi je ne souhaite pas le changer mais le rénover (et non le restaurer car cela entend lui rendre son aspect d’origine et garder les réparation visibles. Or ici, je modifierai son aspect).

Première étape:

-replacer le morceau mal recollé et remodeler les moulures manquantes (2 possibilités: le plâtre à modeler ou la plastiroc. Vous aurez de plus belles finitions en plâtre qu’en plastiroc mais j’ai fait 4 magasins et à chaque fois pénurie de plâtre à modeler donc tant pis).

-reboucher à la pâte à bois les écarts trop importants

Deuxième étape:

-poncer légèrement à la main et dépoussiérer le support

Troisième étape:

Mise en peinture. Pour un effet homogène j’ai choisi une bombe de peinture « noir satiné » et  un pot de peinture dorée pour faire ressortir le cadre intérieur et les feuilles de vigne. Pour un plus beau rendu vous pouvez utiliser de la feuille dorée (on en trouve aisément en loisirs créatifs) mais le coût est plus élevé (comptez 15€ la boîte)

 

AVANT-APRES

Publicités

HARRY POTTER ET L’ENFANT MAUDIT

Beaucoup de monde a déjà lu et chroniqué ce livre. Aussi je ne m’étendrai pas trop dessus.

J’ai attendu qu’il sorte en format poche (il y a quelques mois) car j’ai eu de nombreux avis non pas négatifs mais déçus, aussi je ne souhaitais pas intégrer ce livre à ma collection « Harry Potter ».

 

Avant d’entamer le livre, on m’avait dit (en vrac)

« Pour moi il n’existera toujours que 7 tomes »

« J’ai adoré retrouver mes personnages chouchous »

« Le choix de la pièce de théâtre a enlevé le style de JK Rowling »

« Nul, histoire bateau »

« ok c’est moins bien mais ça m’a fait plaisir. Je suis nostalgique ».

 

Je vous liste donc des points positifs et négatifs (même si le négatif domine):

Retrouver l’univers Harry Potter et savoir ce qui se passe après le dernier chapitre du tome 7.

Pauvreté du style, même les didascalies ne m’ont pas vendu du rêve (je pense que la pièce doit faire appel à de nombreux effets pour soutenir le texte)

De nombreux personnages font tapisserie ou sont caricaturés (James, Lily, Rose, Mc Gonagal pour la première catégorie, Ron et Dumbledore version portrait pour la deuxième)

De nombreuses incohérences (d’où vient la Branchiflore la première fois? Pour la deuxième fois je suppose que Rogue a dû la fournir, mais aucune explication pour la première fois!)

Un effet « génération 1 » restée gamine dans sa tête et devenue hautaine voire insolente (ah la scène dan sle bureau de McGonagall au début…, mais je les aurai giflés Hermione et Harry!).

Le choix de changer de format qui permet tout de même de désolidariser HP et l’Enfant Maudit du reste de la saga

Un focus sur Harry-Ginny-Drago parents puis tout le reste… n’existe quasiment pas. On évoque une maman pour Scorpius mais elle n’apparaît jamais. Ce n’es tpas parceque j’aimais HP que je n’étais pas capable d’encaisser une nouvelle histoire avec de nouveaux personnages autre que Scorpius et  Albus…

La trame de l’histoire est décevante. Pour faire dans la caricature c’est un ado mal dans sa peau qui va aller au delà des problèmes. Pour rappel: Harry fuyait les problèmes mais son Destin de Survivant l’a poursuivi. On a beau appuyer sur cette explication vis-à-vis d’Albus pour s’opposer à son père pour justifier l’histoire… je trouve le motif pauvre et assez inintéressant (avions-nous besoin d’une oeuvre psychologique sur la difficulté d’être parent-star et enfant de star??).

Le portrait de Rogue est dressé en héros. Et ça c’est cool!

Aucune vraie vie à Poudlard (et ça désolée mais c’est ce que j’aurais aimé, retrouver ce château, berceau de mon enfance! Les repas, les fêtes, les fantômes (ah si on voit un peu Mimi Geignarde… houhou! )

Les autres Weasley? Le fils des Lupin? Le couple Londubat? Hagrid?

 

 

En attendant Pâques

Grâce à mamie, j’ai découvert le concours de Pâques d’une de mes boulangeries préférées: une cocotte est proposée –une sorte de brioche fourrée à la pâte à tartiner semble-t-il — et un coloriage. L’enfant qui rapporte son coloriage le verra affiché en vitrine et la boulangère lui offrira un oeuf magique.

Ma fille s’est prêtée au jeu (guidée par maman qui a suivi la consigne: on pouvait faire craie, gommettes, feutre, crayon…) et nous avons fait créé du sel coloré, appliqué de la craie, collé de l’opercule de yaourt, colorié au crayon et au feutre, collé des flocons de maïs.

Elle s’occupera de l’oeuf magique avec son papa. Il faut 3 jours pour qu’un poussin sorte de l’oeuf, ça tombe bien, le week-end de Pâques dure 3 jours!

 

Ma vie à vélo n’est pas toujours facile

Je vous vois déjà dire « elle va arriver avec ses gros sabots : Dunkerque… la pluie, le vent, le froid… »

Et bien non! Sur ces points, certes ce n’est pas rose tous les jours mais je m’équipe en conséquence. Par contre, difficile de s’équiper pour affronter les pistes cyclables avec leurs trous, leurs bouteilles en verre cassées et leurs ordures.

Via cet article je ne viens pas réclamer de nouvelles pistes, ni prôner le double sens cyclable en centre-ville, ni même demander une plus grande place dédiée aux vélos du parc individuel face au Dk’Vélo. Je souhaite juste vous parler de mon trajet quotidien, qui totalise un peu plus de 8km (aller+retour).

J’ai arrêté de prendre certains tronçons de pistes cyclables car ils sont de plus en plus impraticables du fait des déchets (principalement des bouteilles en verre qui peuvent rester éparpillées plusieurs semaines), des écarts de plaques et trous, des incohérences de jonctions entre morceaux de pistes créés à différentes époques (des Glacis jusque l’ancienne Gendarmerie pour une piste en mauvais état;  le long du Jeu de Mail entre la voie ferrée depuis le site Créanor jusque l’écluse pour le patchwork de pistes découpées). Du coup, à défaut de crever un pneu en chemin ou d’effectuer des détours, je roule parmi les voitures en prenant ma place mais je me fais trop souvent frôler voire insulter par des automobilistes mal réveillés ou en retard.

J’ai adressé courant novembre 2017 un courrier à la CUD concernant l’entretien et le nettoyage de ces pistes cyclables, le souhait d’une cohérence dans la création de nouvelles pistes cyclables en affirmant mon amour pour ma ville et mon attachement depuis l’enfance… mais à ce jour, aucune réponse (ah si, courant décembre un mail pour me dire que le traitement de ma demande était en cours… en cours de quoi je ne sais pas, mais en cours).

Admirez quelques photos de mon trajet quotidien faisant entrer le tronçon allant des pompiers à la caserne de gendarmerie dans la catégorie « pistes non entretenues qui pourraient être sécurisantes et reposantes« . Je vous assure, nettoyées, entretenues et réparées, ces pistes participeraient à la promotion de Dunkerque ville touristique!. Je pourrais ajouter  les catégories: « jolies mais pas pratiques (ou les pistes venues de nulle part qui vont nulle part) » comme au Jeu de Mail; « les rajoutées dangereuses » (par manque d’argent et qui emmerdent cyclistes ET automobilistes) » sur le boulevard République entre Malo et Rosendaël ou plus bizarre encore dans le Vieux-Coudekerque avec une piste cyclable disponible dans un seul sens!!

Bon, même si je mets en avant ces soucis (dans un but de faire réagir positivement pour leur amélioration ou au moins pour sensibiliser les automobilistes), il existe tout de même de bonnes pistes cyclables agréables et bien pensées pour la sécurité (vers la plage par exemple ou encore dans le port le long des bassins). Je vous mettrai des photos plus tard quand j’irai m’y promener. De même, la majorité des automobilistes fait attention ou discute au feu rouge du souci de ces pistes cyclables. Merci à tous ceux avec qui j’ai pu, jusqu’à présent, parler de la place du vélo sur le Dunkerquois.

Au passage, je félicite l’urbanisme d’avoir enfin supprimé l’ineptie de la piste cyclable en diagonale « traversante » au carrefour de la Place de la Victoire (en venant du LAAC). C’était un tronçon dangereux, incompris de tous.

20180223_172952
Photos prises fin février 2018

Et si quelqu’un de la Mairie de Dunkerque ou de la CUD passe dans le cointoute réponse et amélioration des pistes feront  plaisir aux nombreux cyclistes du quotidien (j’ai déjà lu et entendu  le terme »vélotafeurs » pour nous désigner) et sera bien entendu mentionnées ici. Je trouve dommage de promouvoir à Dunkerque le sport, les transports doux… sans apporter l’entretien et les moyens conséquents pour y arriver.

Enfin, un GRAND MERCI à tous les chauffeurs de DK’BUS Marine que je croise matin et soir et qui respectent les distances de sécurité, qui me laissent passer lorsque la circulation est dense et qui comprennent ma présence au milieu des voitures malgré des pistes cyclables visibles à quelques mètres de là. Vraiment, vous avez toute ma gratitude.

LES AERIENS

De Marie-Catherine DANIEL

couv49091293Alexandre se sent mal pour cette rentrée. Il est rejeté depuis que son frère Romain, a eu un accident de scooter, avec des conséquences irréparables: la mort du meilleur ami de romain et frère du meilleur ami d’Alexandre. Mais au delà du poids de cet accident, c’est toute la aide de Théo envers Romain qui isole Alexandre de tous ses anciens amis. Mais avec cette nouvelle rentrée arrive Sarah, une nouvelle élève. Et Sarah trouve bien bête l’attitude de Théo et ne supporte pas la violence gratuite que subit Alexandre et son frère Romain. Et d’ailleurs, heureusement que Sarah, Alexandre et Romain vont bien sympathiser… car Courant d’Air, un Aérien, ne pourra compter que sur eux pour aider ses amis face à Blizzard, un Aérien malsain, souhaitant détruire la ville.

 

Roman Français (soyons chauvin quand on peut l’être), dans une collection destinée aux ados collégiens. Roman qui respecte les codes du fantastique et est une approche du thriller (avec le suspens, les menaces, les enlèvements, une petite enquête par les adolescents, la détresse…) sans réellement en être un car nous restons dans une ambiance bon enfant, où les adultes ne croient pas à la présence des Aériens et travaillent pendant que Blizzard, le grand méchant de l’histoire, menace de détruire la ville en commençant par la Tour B, celle où vivent Alexandre et Romain.

J’ai apprécié les thèmes abordés: le harcèlement (car Théo lance des rumeurs en affirmant que Romain est responsable du décès dans l’accident de scooter, en isolant son petit frère de ses amis, en menaçant Alexandre et Romain à la sortie du collège), le deuil (car Romain a perdu son meilleur ami, a des séquelles de l’accident et cela impacte tout le monde: la maman est en dépression, Alexandre a perdu son meilleur ami qui était le petit frère du garçon décédé, Théo se sent dépossédé de son ami à cause de cet accident et le fait payer à Romain) mais aussi le pardon (entre Romain et Théo, entre Alexandre et son ancien meilleur ami).

Dans ce roman ni trop court ni trop long, j’ai aimé le rythme car je ne me suis pas ennuyée et ce, sans me sentir non plus stresser de ne pas connaître le dénouement (après tout, on s’en doutait un peu de la fin). Les personnages d’Alexandre et Romain son attachants, Sarah dépoussière en apportant son regard neuf sur la situation (elle est la clef de voûte du roman plus exactement car le SAPI-1 (je n’expliquerai pas ce que c’est, lisez!) est une invention de son père).

Enfin petit point sur les Aériens: ces petits personnages me semblent « mignons » et très joueurs, (même si Blizzard fait qu’on revient un peu sur cet avis général…. Les nombreuses illustrations en noir et blanc apportent aussi une représentation visuelle de ces petits êtres!

En bref…

Ce n’est pas un coup de cœur inoubliable MAIS une très bonne lecture jeunesse qui passe le temps et que je recommande vivement pour les jeunes ados!

LE MYSTÈRE DU GANG MASQUÉ

De Ken FOLLET

ATTENTION, je spoile car le roman est très petit et l’histoire courue d’avance.

couv15213807

Alors, clairement j’ai pris et lu ce livre car j’adore cet auteur pour ses romans historiques (Oh quel souvenir encore avec les Piliers de la Terre!). Mais attention, si vous êtes fans, ce petit roman n’a rien à voir avec les récits habituels de l’auteur. En effet, c’est un petit roman policier jeunesse que Ken FOLLET a écrit pour ses petits enfants (publié en 1976 en version originale, et disponible depuis cette année en Français).

Comme d’habitude, en très  peu de pages, les personnages nous deviennent attachants même si assez stéréotypés: Mick est un enfant de milieu défavorisé qui livre des journaux pour apporter un peu de beurre dans les épinards, mais surtout ne pas causer de soucis à sa mère. Ils habitent un petit 2 pièces dans un quartier pauvre dont la démolition est annoncée. Randy, a contrario, vient d’une famille très aisée. Il a été habituée à toujours voir quelqu’un cuisiner et nettoyer chez lui à la place de sa mère, d’ailleurs celle-ci ne travaille pas. Il a des cadeaux somptueux pour ses anniversaires et avant de rencontrer Mick, il était scolarisé dans le privé. Ombre au tableau de cette famille: le père de Randy ne décroche plus de contrats publicitaires, la famille a donc des difficultés pour maintenir son train de vie. Ces 2 adolescents vont se retrouver par inadvertance vie la livraison des journaux et une deuxième fois au collège pour finalement s’entendre durant une partie de foot (ah le sport, fédérateur malgré les différences sociales!). En arpentant la ville, les 2 adolescents vont pourtant tomber sur quelque chose semblant toucher à l’affaire du gang masqué, gang célèbre pour ses multiples casses sans que la police n’arrive à les attraper.

Voilà, la trame principale de l’histoire. Elle est claire, il n’y a pour ainsi dire aucun mystère. A vrai dire, je m’attendais à beaucoup mieux avant la lecture de ce roman qui passe trop vite, qui est cousu de fil blanc. Même les méchants sont dignes de nos Power Rangers: ils ont réussi jusque là par je ne sais quel miracle et là patrata avec 2 ados c’est le drame, que faut-il faire??? Ok, c’est à destination d’enfants, ok, cette histoire date… mais j’aurais aimé quelque chose de plus dense, voire retravaillé par l’auteur (des rajouts, des extraits supplémentaires). J’estime même qu’il manque quelques pages à la fin pour que la résolution de l’enquête et les améliorations pour Mick et Randy ne soient pas expédiées en 3 pages (et je n’exagère pas, j’ai tourné la dernière page espérant un chapitre supplémentaire). C’est dommage car le tour de force de l’attachement des personnages opéré par Ken FOLLET a fait que je suis restée sur ma fin et j’ai eu cette sensation d’être arrachée à l’histoire, que tout restait en suspens.

 

Une déception, même si ce petit roman reste plutôt une bonne approche pour les petits lecteurs souhaitant s’approprier les codes des romans policiers.

 

LES MARVELS

De Brian Selznick

cvt_les-marvels_7732

Au XVIIIe, 2 frères embarquent sur un navire. Durant la traversée, ils participent à une pièce de théâtre quand un orage se déchaîne et emporte par le fond le navire, son équipage et blesse mortellement le frère aîné. Seul, débarqué à Londres grâce à un navire Anglais, le jeune Marvel entre au Royal Theatre, guidé par son chien. Accueilli par les manœuvriers et les acteurs, il raconte son histoire et entre au Royal Theatre. Ainsi commence l’histoire des Marvel, une fabuleuse famille de grands comédiens et marins. Mais quel est le lien avec Joseph en 1990?

L’objet-livre, pièce maîtresse du récit

Brian Selznick, en mélangeant dessin et écriture, en mêlant réel et fiction nous offre un une histoire magnifique qui justifie le choix de couverture de l’édition présentée. En effet, l’objet-livre a la tranche dorée, une belle couverture rigide avec une illustration dorée sur laquelle apparaît un bateau et des dragons. On peut donc y lire à la fois le début de l’histoire ou encore le pensionnat de Joseph et le bateau de Billy, comme un tout, un tenant et un aboutissant.

Entre histoires et réalité

Du XVIIIe au XXe siècle, Brian Selznick entraîne personnages et lecteurs dans le passé familial des Marvels puis sur les traces du jeune Joseph. Une seule ville, une maison, une famille. Des cheveux roux, des objets. Tout comme Joseph, le lecteur va chercher à relier et comprendre les pièces du puzzle et découvrir la vérité.

Toute la partie avant 1990 est résumée en dessins, ainsi que la fin du roman. Brian Selznick joue ici sur les niveaux de lecture et de fiction entre l’histoire qu’il nous raconte, l’histoire de Joseph et l’histoire des Marvels, créant ainsi des ponts entre récits et même avec notre propre réalité via l’objet-livre, les dessins faisant partie intégrante du récit en plus de le raconter.

Du dessin et du texte, la patte de l’auteur

A ceux qui ont aimé l’Invention d’Hugo Cabret pour ses scènes d’action non pas en texte mais en dessin, vous serez amplement servis ici, même si Brian Selznick change un peu sa méthode. En effet, le roman se découpe en 3 parties:

-Partie 1 Avant 1990 : complètement au dessin

-Partie 2 1990: quasiment que du texte, agrémenté de quelques illustrations

-Partie 3 Après un grand évènement en 1990: dessin, en lien avec la première partie.

Un roman rapide et passionnant pour ses clins d’œil

Avec l’univers du théâtre anglais et les multiples histoires/ anecdotes, nous voyageons dans le passé, nous rêvons comme Joseph et son oncle. j’ai même été triste et désolée pour Joseph. Ce livre sera un de mes chouchous de l’année, peut-être même le grand chouchou. Mais je ne m’avancerai pas, n’étant qu’aux portes du printemps!