Catégorie : Lectures

Rassemble les chroniques des livres que j’ai lus

MICKEY ET L’OCEAN PERDU

Cette semaine j’ai eu l’occasion de découvrir et lire un Mickey revu et corrigé par Denis-Pierre Filippi et Silvio Camboni pour Glénat: Mickey et l’océan perdu. De ce qu’on m’a expliqué, cette BD fait partie d’une série commandée par Glénat, demandant à des scénaristes et illustrateurs de revisiter Mickey via des styles et thèmes plus adultes.

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On y retrouve bien sûr Minnie, Dingo et Mickey mais version Steampunk avec face à eux Pat. Nos trois amis sont en pleine expédition polaire pour trouver des réserves de Coralite, (ressource énergétique de leur monde) qui devient rare mais nécessaire, quand ils se font doubler par Pat. Mais en répondant à un concours grâce à leur prototype de Scaphandre automatique (« l’autoscaph« ) Mickey et ses amis se rendra dans la gueule d’un autre ennemi et tout va dérailler pour la planète qui va en prendre un certain coup.

Ce qui m’a charmée dans cette BD:

-le format (Glénat a mis les petits plats dans les grands, il ne manque qu’un cordon marque-page! Même le prix est tout doux).

-Les illustrations magnifiques (même l’effet brillant sur la couverture vient sublimer les dessins de Silvio Camboni)

-une Minnie coquette ET scientifique

-Dingo et son thé à toute heure

-le steampunk dans l’univers de Mickey!! (ou Mickey dans l’unviers Steampunk!!)

-le thème de l’éco-responsabilité, préservation de notre écosystème

 

Ce qui m’a déçue:

-aventure finalement très courte, prévisible et peu approfondie

-entrée en matière un peu trop brutale et scientifique (sur le coup je me disais « tiens je ne connais pas la coralite »,  puis face à leurs manoeuvres « c’est quoi cette technique? » « c’est quoi cet appareil »?) et j’ai eu peur que toute l’histoire soit difficile d’accès (du point de vue du vocabulaire). Je me dis que certaines personnes décrocheront peut-être avec les 2 premières pages en les survolant en librairie.

 

A lire absolument pour le plaisir des yeux, passer un bon moment avec Mickey, et à acheter pour la collection ou pour offrir!

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Les yeux qui chantent

Le yeux qui chantent

d’Alex Cousseau

 

Pcvt_les-yeux-qui-chantent_6891etit roman de 2007 aux éditions du Rouergue qui permet d’aborder le thème du décès des grands-parents, de la mémoire familiale avec l’image que nous laissons à aux enfants et petits-enfants. C’est aussi une façon d’aborder la fratrie, un aîné doit-il dire les vérités de grands ou conforter les plus jeunes dans les illusions?

 

 

William et sa soeur Violette viennent de perdre leur Grand-Ma. Alors qu’un frelon tourne autour de William et qu’il le coupe en deux avec le couteau à pain, Violette est persuadée que c’est sa Grand-Ma, réincarnée en abeille que son frère vient d’écraser.

William, dans sa position de grand-frère hésite entre expliquer à sa soeur qu’une abeille n’est pas sa Grand-Ma et ne pas briser l’image laissée par sa Grand-Ma dans la mémoire de sa petite soeur. Car pour de faux Grand-Ma a joué de la batterie dans un groupe, pour de faux Grand-Pa  était marin et a fait 9 fois le tour du monde, pour de faux Grand-Ma s’est réincarnée en abeille.

Et pour de vrai Grand-Ma a travaillé toute sa vie dans une usine d’élastiques, pour de vrai Grand-Pa était juste cheminot, pour de vrai Grand-Ma est morte et sera enterrée le lendemain. Mais est-ce si important?

Se lit très rapidement tout en marquant l’esprit. J’ai trouvé le dernier chapitre de trop, le roman pouvait sans peine se terminer par « Le même petit sourire que Grand-Ma lorsqu’elle revenait de la forêt avec un bouquet d’herbes folles. Les mêmes yeux qui chantent. Contente. Vivante. » même si je comprends une volonté de l’auteur dans son dernier chapitre de ré-ancrer le grand-frère dans la réalité et dans l’héritage familial (Grand-Ma, père, fils, voix qui se mêlent, un sillon…).

Palmarès 2017

Bonne Année 2018 à tous!

Je vous souhaite de belles lectures pour cette nouvelle année!

 

Le bilan de cette année écoulée est plus que léger que les autres années avec seulement 19 livres lus (ma plus petite performance depuis la création de ce blog) mais je suis fière d’y être arrivée avec 3 déménagements et la naissance de mon deuxième bébé! 2018 ne pourra qu’être plus riche en lectures!

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En vert vous trouverez mes coups de coeur.

La Maraude d’Ahmed Kalouaz

Bouche Cousue de Marion Muller-Collard (manquait de consistance)

Les regards des autres d’Ahmed Kalouaz

Robin des Graffs de Muriel Zürcher (GROS GROS COUP DE COEUR)

Ma meilleure amie s’est fait embrigader de (avis très mitigé sur l’impact réel du livre sur des ados)

I.R.L de Agnès Marot (long mais long!)

Continuer Laurent Mauvignier

Sauveur et Fils, tome 1 de Marie-Aude Murail (hâte d’avoir les 2 et 3 entre les mains!)

Les pluies, tome 1 de Vincent Villeminot (sympa mais lent à se mettre en place)

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Cannibale de Didier Daeninckx (très peu marqué)

Un petit fonctionnaire d’Augustin d’Humières (réflexion sur une partie de mon métier)

Céleste, ma planète de Timothée de Fombelle

Mots rumeurs, mots cutter de Charlotte Bousquet (une fin qui mériterait un peu plus de pages)

Journal sans faim de Marie et Roselyne Bertin

La maison qui s’envole de Claude Roy

Ne t’inquiète pas pour moi de Alice Kuipers

Quelques minutes après Minuit de Patrick Ness (j’ai au final préféré le film qui est une magnifique adaptation à l’écran de ce roman)

Odd et les géants de glace de Neil Gaiman (un peu trop enfantin et léger à mon goût mais belle histoire au niveau des sujets portés)

 

Pile-Poil

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Pile-Poil

De Birdie Black et illustré, par Rosalind Beardshaw

Résumé de l’éditeur

« Combien de cadeaux peut-on faire à partir d’un rouleau de tissu rouge tout doux? Pile-poil ce qu’il faut pour que Noël soit l’occasion de faire plaisir à tous, petits et grands.

Une adorable histoire à partager pour Noël et pour toute l’année. Une jolie façon de célébrer le plaisir d’offrir. »

Album publié chez Gallimard. Existe en 3 formats (L’heure des histoires 4.90€, Album petite enfance 9.50€ et Album Jeunesse 11.50€)

Mon album vient de la médiathèque et j’ai choisi ce titre pour l’heure du conte hebdomadaire avec mes élèves. Espérons que Pile-Poil leur plaira!

Ne t’inquiète pas pour moi / Quelques minutes après Minuit

DOUBLE CHRONIQUE

Après avoir lu Quelques minutes après minuit (et vu le film) j’ai découvert au hasard des rayonnages Ne t’inquiète pas pour moi. Je vais pour une première parler de 2 romans en même temps car le sujet principal de ces 2 titres est le même: le cancer et le décès de la maman.

Les 2 romans offrent des points de vue différent.

Une narration classique où l’on suit le petit garçon dans Quelques Minutes Après Minuit.

Un échange de post-it entre une maman et sa fille dans  Ne t’inquiète pas pour moi.

Malgré le choix narratif, dans les deux romans j’ai eu de l’attachement pour les personnages, l’envie de connaître un peu plus et l’espoir tout comme eux, que tout s’arrangerait.

Car ne nous voilons pas la face, dans les 2 romans, très rapidement on se doute que cela finira mal… mais on espère.

La principale différence réside dans le parcours jusqu’à l’acceptation de la maladie, de la mort irrémédiable mais aussi de la reconnaissance de l’amour. En effet, Connor va passer par le Grand If, monstre aux 3 histoires et qui attend celle de Connor, la vérité; Claire et sa mère vont passer par l’écrit des post-it pour réussir à communiquer sur les Rendez-vous, sur leur amour.

Assez rapidement les 2 histoires mettent en lumière l’adulte qui dédramatise la maladie devant son enfant mais aussi, paradoxalement l’inversion des rôles. Dans Quelques minutes après minuit, le petit garçon, Connor, se retrouve à préparer son petit déjeuner, à nettoyer la cuisine. Dans ne t’inquiète pas pour moi la jeune fille, Claire, fait les courses, rappelle son argent de poche, cuisine également.

On peut signaler le point commun des 2 familles: ce drame se passe dans 2 familles divorcées. Les enfants sont comme livrés à eux-mêmes, avec des pères qui essaient d’être présents mais qui finalement n’arrivent pas à répondre au vrai besoin de leur enfant: de l’amour et une famille.

 

Céleste, ma planète

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De Timothée de Fombelle

Le livre en accroche…

Sur la couverture nous apercevons 2 personnages: le narrateur qui tient une jeune fille blonde dans ses bras, Céleste. Ces 2 personnages marchent dans la neige pour fuir la ville et sa pollution, visible dans le haut de l’image.

Le narrateur est un adolescent décalé par rapport à sa société. dans un futur pas si lointain où les voitures sont garées à la verticale dans d’immenses parkings silo, où tout se commande par écran, où tout le monde vit en ville dans des gratte-ciels monstrueux qui peuvent accueillir un cirque en sous-sol… le narrateur aime dessiner et jouer du piano.

Un beau matin, il aperçoit Céleste, qui rejoint sa classe. Mais le lendemain, Céleste ne revient pas. Avec sa persévérance il va découvrir où Céleste loge et comprendre qu’elle est atteinte d’une maladie rare: Céleste a la même maladie que la planète et est mourante. (suite…)

ROBIN DES GRAFFS

De Muriel Zürcher

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En résumé…
Sam est un jeune adulte noir, issu des foyers sociaux. Timide, discret, il chante à la chorale « Les Copains d’Abord », chorale de SDF qui chante au cimetière de Père Lachaise lorsqu’un miséreux est enterré. Son travail consiste à aller tous jours chez Mme Descastel jouer 1h aux échecs. A ce personnage atypique, s’ajoute son désir de communiquer avec Gabrielle, par le biais de graffs d’animaux sur les murs de Paris.

Alors que les médias commencent à fortement s’intéresser au graffeur qui dessine des animaux dans Paris et qu’ils surnomment « Robin des Graffs », la police s’active. Alors que Sam passe au commissariat pour savoir si un SDF a été retrouvé sans vie, pour réunir la chorale si besoin, il entend la police parler de l’enquête. Curieux de savoir s’ils ont une piste menant à lui il monte à l’étage du commissariat. Mais il se retrouve nez à nez avec un policier. C’est alors qu’une petite fille débarque, lui prend la main et sans trop comprendre la tournure des évènements, Sam se retrouve dehors, accompagné de cette petite fille de 5 ans. Mais que va-t-il pouvoir faire de cette enfant alors qu’il lui reste tant de graffs à réaliser?

En Avis…

J’ai pris le temps de faire un assez long résumé car j’avais envie de bien cibler le personnage car c’est autour de lui et de sa rencontre avec la petite fille  que va tourner l’histoire.

On se trouve dans le Paris actuel, avec des personnages inconnus (des flics d’un commissariat parisien, un foyer socio-éducatif, un jeune banal, des petites vieilles parisiennes, riches et seules, une boulangère, des SDF. Nous sommes directement confrontés à de l’humain, loin des grandes histoires et des clichés habituels (famille parfaite, métier parfait, relations idylliques…), ce qui fait que les personnages sont attachants.

Le style est fluide, moderne, le vocabulaire est adapté et accessible à des adolescents. J’ai fortement apprécié le fait que les personnages ne sont pas prévisibles, qu’on ne voit pas comment va se terminer l’histoire (on s’inquiète pour eux, on rit à leurs réactions, on retient notre souffle quand Sam commence à se faire repérer par la Police, on est triste pour la petite fille…)

C’est volontairement d’ailleurs je ne dévoile pas le prénom de la petite fille car du haut de ses 5 ans elle affirme être anémique (amnésique la corrige Sam) et se fait surnommer Bonny la Rebelle.

Concernant les graffs j’avais envie de les voir (et d’ailleurs, l’imagier dans lequel Sam puise les dessins existe-t-il réellement?? Car si c’est le cas une référence m’aurait fait plaisir et si ce n’est pas le cas une esquisse dans le roman aurait peut-être pu ajouter de la beauté de l’histoire). J’en profite pour toucher deux mots sur la couverture que je trouve moderne et qui évoque l’imaginaire (le graff, la petite fille, Paris et le tout coloré). Je pense que la couverture a joué plus que le résumé au dos sur ma volonté de me lancer dans la lecture de ce livre.

En Bref…

Je vous recommande fortement cette lecture qui nous offre un bon moment et nous marque de ses personnages.