Étiquette : lecture

HARRY POTTER ET L’ENFANT MAUDIT

Beaucoup de monde a déjà lu et chroniqué ce livre. Aussi je ne m’étendrai pas trop dessus.

J’ai attendu qu’il sorte en format poche (il y a quelques mois) car j’ai eu de nombreux avis non pas négatifs mais déçus, aussi je ne souhaitais pas intégrer ce livre à ma collection « Harry Potter ».

 

Avant d’entamer le livre, on m’avait dit (en vrac)

« Pour moi il n’existera toujours que 7 tomes »

« J’ai adoré retrouver mes personnages chouchous »

« Le choix de la pièce de théâtre a enlevé le style de JK Rowling »

« Nul, histoire bateau »

« ok c’est moins bien mais ça m’a fait plaisir. Je suis nostalgique ».

 

Je vous liste donc des points positifs et négatifs (même si le négatif domine):

Retrouver l’univers Harry Potter et savoir ce qui se passe après le dernier chapitre du tome 7.

Pauvreté du style, même les didascalies ne m’ont pas vendu du rêve (je pense que la pièce doit faire appel à de nombreux effets pour soutenir le texte)

De nombreux personnages font tapisserie ou sont caricaturés (James, Lily, Rose, Mc Gonagal pour la première catégorie, Ron et Dumbledore version portrait pour la deuxième)

De nombreuses incohérences (d’où vient la Branchiflore la première fois? Pour la deuxième fois je suppose que Rogue a dû la fournir, mais aucune explication pour la première fois!)

Un effet « génération 1 » restée gamine dans sa tête et devenue hautaine voire insolente (ah la scène dan sle bureau de McGonagall au début…, mais je les aurai giflés Hermione et Harry!).

Le choix de changer de format qui permet tout de même de désolidariser HP et l’Enfant Maudit du reste de la saga

Un focus sur Harry-Ginny-Drago parents puis tout le reste… n’existe quasiment pas. On évoque une maman pour Scorpius mais elle n’apparaît jamais. Ce n’es tpas parceque j’aimais HP que je n’étais pas capable d’encaisser une nouvelle histoire avec de nouveaux personnages autre que Scorpius et  Albus…

La trame de l’histoire est décevante. Pour faire dans la caricature c’est un ado mal dans sa peau qui va aller au delà des problèmes. Pour rappel: Harry fuyait les problèmes mais son Destin de Survivant l’a poursuivi. On a beau appuyer sur cette explication vis-à-vis d’Albus pour s’opposer à son père pour justifier l’histoire… je trouve le motif pauvre et assez inintéressant (avions-nous besoin d’une oeuvre psychologique sur la difficulté d’être parent-star et enfant de star??).

Le portrait de Rogue est dressé en héros. Et ça c’est cool!

Aucune vraie vie à Poudlard (et ça désolée mais c’est ce que j’aurais aimé, retrouver ce château, berceau de mon enfance! Les repas, les fêtes, les fantômes (ah si on voit un peu Mimi Geignarde… houhou! )

Les autres Weasley? Le fils des Lupin? Le couple Londubat? Hagrid?

 

 

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LES AERIENS

De Marie-Catherine DANIEL

couv49091293Alexandre se sent mal pour cette rentrée. Il est rejeté depuis que son frère Romain, a eu un accident de scooter, avec des conséquences irréparables: la mort du meilleur ami de romain et frère du meilleur ami d’Alexandre. Mais au delà du poids de cet accident, c’est toute la aide de Théo envers Romain qui isole Alexandre de tous ses anciens amis. Mais avec cette nouvelle rentrée arrive Sarah, une nouvelle élève. Et Sarah trouve bien bête l’attitude de Théo et ne supporte pas la violence gratuite que subit Alexandre et son frère Romain. Et d’ailleurs, heureusement que Sarah, Alexandre et Romain vont bien sympathiser… car Courant d’Air, un Aérien, ne pourra compter que sur eux pour aider ses amis face à Blizzard, un Aérien malsain, souhaitant détruire la ville.

 

Roman Français (soyons chauvin quand on peut l’être), dans une collection destinée aux ados collégiens. Roman qui respecte les codes du fantastique et est une approche du thriller (avec le suspens, les menaces, les enlèvements, une petite enquête par les adolescents, la détresse…) sans réellement en être un car nous restons dans une ambiance bon enfant, où les adultes ne croient pas à la présence des Aériens et travaillent pendant que Blizzard, le grand méchant de l’histoire, menace de détruire la ville en commençant par la Tour B, celle où vivent Alexandre et Romain.

J’ai apprécié les thèmes abordés: le harcèlement (car Théo lance des rumeurs en affirmant que Romain est responsable du décès dans l’accident de scooter, en isolant son petit frère de ses amis, en menaçant Alexandre et Romain à la sortie du collège), le deuil (car Romain a perdu son meilleur ami, a des séquelles de l’accident et cela impacte tout le monde: la maman est en dépression, Alexandre a perdu son meilleur ami qui était le petit frère du garçon décédé, Théo se sent dépossédé de son ami à cause de cet accident et le fait payer à Romain) mais aussi le pardon (entre Romain et Théo, entre Alexandre et son ancien meilleur ami).

Dans ce roman ni trop court ni trop long, j’ai aimé le rythme car je ne me suis pas ennuyée et ce, sans me sentir non plus stresser de ne pas connaître le dénouement (après tout, on s’en doutait un peu de la fin). Les personnages d’Alexandre et Romain son attachants, Sarah dépoussière en apportant son regard neuf sur la situation (elle est la clef de voûte du roman plus exactement car le SAPI-1 (je n’expliquerai pas ce que c’est, lisez!) est une invention de son père).

Enfin petit point sur les Aériens: ces petits personnages me semblent « mignons » et très joueurs, (même si Blizzard fait qu’on revient un peu sur cet avis général…. Les nombreuses illustrations en noir et blanc apportent aussi une représentation visuelle de ces petits êtres!

En bref…

Ce n’est pas un coup de cœur inoubliable MAIS une très bonne lecture jeunesse qui passe le temps et que je recommande vivement pour les jeunes ados!

LE MYSTÈRE DU GANG MASQUÉ

De Ken FOLLET

ATTENTION, je spoile car le roman est très petit et l’histoire courue d’avance.

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Alors, clairement j’ai pris et lu ce livre car j’adore cet auteur pour ses romans historiques (Oh quel souvenir encore avec les Piliers de la Terre!). Mais attention, si vous êtes fans, ce petit roman n’a rien à voir avec les récits habituels de l’auteur. En effet, c’est un petit roman policier jeunesse que Ken FOLLET a écrit pour ses petits enfants (publié en 1976 en version originale, et disponible depuis cette année en Français).

Comme d’habitude, en très  peu de pages, les personnages nous deviennent attachants même si assez stéréotypés: Mick est un enfant de milieu défavorisé qui livre des journaux pour apporter un peu de beurre dans les épinards, mais surtout ne pas causer de soucis à sa mère. Ils habitent un petit 2 pièces dans un quartier pauvre dont la démolition est annoncée. Randy, a contrario, vient d’une famille très aisée. Il a été habituée à toujours voir quelqu’un cuisiner et nettoyer chez lui à la place de sa mère, d’ailleurs celle-ci ne travaille pas. Il a des cadeaux somptueux pour ses anniversaires et avant de rencontrer Mick, il était scolarisé dans le privé. Ombre au tableau de cette famille: le père de Randy ne décroche plus de contrats publicitaires, la famille a donc des difficultés pour maintenir son train de vie. Ces 2 adolescents vont se retrouver par inadvertance vie la livraison des journaux et une deuxième fois au collège pour finalement s’entendre durant une partie de foot (ah le sport, fédérateur malgré les différences sociales!). En arpentant la ville, les 2 adolescents vont pourtant tomber sur quelque chose semblant toucher à l’affaire du gang masqué, gang célèbre pour ses multiples casses sans que la police n’arrive à les attraper.

Voilà, la trame principale de l’histoire. Elle est claire, il n’y a pour ainsi dire aucun mystère. A vrai dire, je m’attendais à beaucoup mieux avant la lecture de ce roman qui passe trop vite, qui est cousu de fil blanc. Même les méchants sont dignes de nos Power Rangers: ils ont réussi jusque là par je ne sais quel miracle et là patrata avec 2 ados c’est le drame, que faut-il faire??? Ok, c’est à destination d’enfants, ok, cette histoire date… mais j’aurais aimé quelque chose de plus dense, voire retravaillé par l’auteur (des rajouts, des extraits supplémentaires). J’estime même qu’il manque quelques pages à la fin pour que la résolution de l’enquête et les améliorations pour Mick et Randy ne soient pas expédiées en 3 pages (et je n’exagère pas, j’ai tourné la dernière page espérant un chapitre supplémentaire). C’est dommage car le tour de force de l’attachement des personnages opéré par Ken FOLLET a fait que je suis restée sur ma fin et j’ai eu cette sensation d’être arrachée à l’histoire, que tout restait en suspens.

 

Une déception, même si ce petit roman reste plutôt une bonne approche pour les petits lecteurs souhaitant s’approprier les codes des romans policiers.

 

LES MARVELS

De Brian Selznick

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Au XVIIIe, 2 frères embarquent sur un navire. Durant la traversée, ils participent à une pièce de théâtre quand un orage se déchaîne et emporte par le fond le navire, son équipage et blesse mortellement le frère aîné. Seul, débarqué à Londres grâce à un navire Anglais, le jeune Marvel entre au Royal Theatre, guidé par son chien. Accueilli par les manœuvriers et les acteurs, il raconte son histoire et entre au Royal Theatre. Ainsi commence l’histoire des Marvel, une fabuleuse famille de grands comédiens et marins. Mais quel est le lien avec Joseph en 1990?

L’objet-livre, pièce maîtresse du récit

Brian Selznick, en mélangeant dessin et écriture, en mêlant réel et fiction nous offre un une histoire magnifique qui justifie le choix de couverture de l’édition présentée. En effet, l’objet-livre a la tranche dorée, une belle couverture rigide avec une illustration dorée sur laquelle apparaît un bateau et des dragons. On peut donc y lire à la fois le début de l’histoire ou encore le pensionnat de Joseph et le bateau de Billy, comme un tout, un tenant et un aboutissant.

Entre histoires et réalité

Du XVIIIe au XXe siècle, Brian Selznick entraîne personnages et lecteurs dans le passé familial des Marvels puis sur les traces du jeune Joseph. Une seule ville, une maison, une famille. Des cheveux roux, des objets. Tout comme Joseph, le lecteur va chercher à relier et comprendre les pièces du puzzle et découvrir la vérité.

Toute la partie avant 1990 est résumée en dessins, ainsi que la fin du roman. Brian Selznick joue ici sur les niveaux de lecture et de fiction entre l’histoire qu’il nous raconte, l’histoire de Joseph et l’histoire des Marvels, créant ainsi des ponts entre récits et même avec notre propre réalité via l’objet-livre, les dessins faisant partie intégrante du récit en plus de le raconter.

Du dessin et du texte, la patte de l’auteur

A ceux qui ont aimé l’Invention d’Hugo Cabret pour ses scènes d’action non pas en texte mais en dessin, vous serez amplement servis ici, même si Brian Selznick change un peu sa méthode. En effet, le roman se découpe en 3 parties:

-Partie 1 Avant 1990 : complètement au dessin

-Partie 2 1990: quasiment que du texte, agrémenté de quelques illustrations

-Partie 3 Après un grand évènement en 1990: dessin, en lien avec la première partie.

Un roman rapide et passionnant pour ses clins d’œil

Avec l’univers du théâtre anglais et les multiples histoires/ anecdotes, nous voyageons dans le passé, nous rêvons comme Joseph et son oncle. j’ai même été triste et désolée pour Joseph. Ce livre sera un de mes chouchous de l’année, peut-être même le grand chouchou. Mais je ne m’avancerai pas, n’étant qu’aux portes du printemps!

MICKEY ET L’OCEAN PERDU

Cette semaine j’ai eu l’occasion de découvrir et lire un Mickey revu et corrigé par Denis-Pierre Filippi et Silvio Camboni pour Glénat: Mickey et l’océan perdu. De ce qu’on m’a expliqué, cette BD fait partie d’une série commandée par Glénat, demandant à des scénaristes et illustrateurs de revisiter Mickey via des styles et thèmes plus adultes.

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On y retrouve bien sûr Minnie, Dingo et Mickey mais version Steampunk avec face à eux Pat. Nos trois amis sont en pleine expédition polaire pour trouver des réserves de Coralite, (ressource énergétique de leur monde) qui devient rare mais nécessaire, quand ils se font doubler par Pat. Mais en répondant à un concours grâce à leur prototype de Scaphandre automatique (« l’autoscaph« ) Mickey et ses amis se rendra dans la gueule d’un autre ennemi et tout va dérailler pour la planète qui va en prendre un certain coup.

Ce qui m’a charmée dans cette BD:

-le format (Glénat a mis les petits plats dans les grands, il ne manque qu’un cordon marque-page! Même le prix est tout doux).

-Les illustrations magnifiques (même l’effet brillant sur la couverture vient sublimer les dessins de Silvio Camboni)

-une Minnie coquette ET scientifique

-Dingo et son thé à toute heure

-le steampunk dans l’univers de Mickey!! (ou Mickey dans l’unviers Steampunk!!)

-le thème de l’éco-responsabilité, préservation de notre écosystème

 

Ce qui m’a déçue:

-aventure finalement très courte, prévisible et peu approfondie

-entrée en matière un peu trop brutale et scientifique (sur le coup je me disais « tiens je ne connais pas la coralite »,  puis face à leurs manoeuvres « c’est quoi cette technique? » « c’est quoi cet appareil »?) et j’ai eu peur que toute l’histoire soit difficile d’accès (du point de vue du vocabulaire). Je me dis que certaines personnes décrocheront peut-être avec les 2 premières pages en les survolant en librairie.

 

A lire absolument pour le plaisir des yeux, passer un bon moment avec Mickey, et à acheter pour la collection ou pour offrir!

Les yeux qui chantent

Le yeux qui chantent

d’Alex Cousseau

 

Pcvt_les-yeux-qui-chantent_6891etit roman de 2007 aux éditions du Rouergue qui permet d’aborder le thème du décès des grands-parents, de la mémoire familiale avec l’image que nous laissons à aux enfants et petits-enfants. C’est aussi une façon d’aborder la fratrie, un aîné doit-il dire les vérités de grands ou conforter les plus jeunes dans les illusions?

 

 

William et sa soeur Violette viennent de perdre leur Grand-Ma. Alors qu’un frelon tourne autour de William et qu’il le coupe en deux avec le couteau à pain, Violette est persuadée que c’est sa Grand-Ma, réincarnée en abeille que son frère vient d’écraser.

William, dans sa position de grand-frère hésite entre expliquer à sa soeur qu’une abeille n’est pas sa Grand-Ma et ne pas briser l’image laissée par sa Grand-Ma dans la mémoire de sa petite soeur. Car pour de faux Grand-Ma a joué de la batterie dans un groupe, pour de faux Grand-Pa  était marin et a fait 9 fois le tour du monde, pour de faux Grand-Ma s’est réincarnée en abeille.

Et pour de vrai Grand-Ma a travaillé toute sa vie dans une usine d’élastiques, pour de vrai Grand-Pa était juste cheminot, pour de vrai Grand-Ma est morte et sera enterrée le lendemain. Mais est-ce si important?

Se lit très rapidement tout en marquant l’esprit. J’ai trouvé le dernier chapitre de trop, le roman pouvait sans peine se terminer par « Le même petit sourire que Grand-Ma lorsqu’elle revenait de la forêt avec un bouquet d’herbes folles. Les mêmes yeux qui chantent. Contente. Vivante. » même si je comprends une volonté de l’auteur dans son dernier chapitre de ré-ancrer le grand-frère dans la réalité et dans l’héritage familial (Grand-Ma, père, fils, voix qui se mêlent, un sillon…).

Ne t’inquiète pas pour moi / Quelques minutes après Minuit

DOUBLE CHRONIQUE

Après avoir lu Quelques minutes après minuit (et vu le film) j’ai découvert au hasard des rayonnages Ne t’inquiète pas pour moi. Je vais pour une première parler de 2 romans en même temps car le sujet principal de ces 2 titres est le même: le cancer et le décès de la maman.

Les 2 romans offrent des points de vue différent.

Une narration classique où l’on suit le petit garçon dans Quelques Minutes Après Minuit.

Un échange de post-it entre une maman et sa fille dans  Ne t’inquiète pas pour moi.

Malgré le choix narratif, dans les deux romans j’ai eu de l’attachement pour les personnages, l’envie de connaître un peu plus et l’espoir tout comme eux, que tout s’arrangerait.

Car ne nous voilons pas la face, dans les 2 romans, très rapidement on se doute que cela finira mal… mais on espère.

La principale différence réside dans le parcours jusqu’à l’acceptation de la maladie, de la mort irrémédiable mais aussi de la reconnaissance de l’amour. En effet, Connor va passer par le Grand If, monstre aux 3 histoires et qui attend celle de Connor, la vérité; Claire et sa mère vont passer par l’écrit des post-it pour réussir à communiquer sur les Rendez-vous, sur leur amour.

Assez rapidement les 2 histoires mettent en lumière l’adulte qui dédramatise la maladie devant son enfant mais aussi, paradoxalement l’inversion des rôles. Dans Quelques minutes après minuit, le petit garçon, Connor, se retrouve à préparer son petit déjeuner, à nettoyer la cuisine. Dans ne t’inquiète pas pour moi la jeune fille, Claire, fait les courses, rappelle son argent de poche, cuisine également.

On peut signaler le point commun des 2 familles: ce drame se passe dans 2 familles divorcées. Les enfants sont comme livrés à eux-mêmes, avec des pères qui essaient d’être présents mais qui finalement n’arrivent pas à répondre au vrai besoin de leur enfant: de l’amour et une famille.