L’ETE DES PAS PERDUS

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De Rachel Hausfater

En Résumé…

Madeleine et son grand-père (Grégoire dit Gramps) vont passer quelques semaines ensemble. Le père de Madeleine fuit sa situation parentale mais aussi sa place de fils. Car Gramps parfois est ailleurs et confond Madeleine avec une autre Madeleine, disparue depuis longtemps. A Paris dans le présent, il replonge dans son passé en Normandie, quand en petit Grégoire les Américains ont débarqué sur les plages.

En Avis…

J’ai pleuré à la fin. Et pourtant les premières pages me rendaient rétissante (en raison du style et des chapitres ultra courts).

Roman peut-être un peu trop court, même si c’est du jeunesse. il soulève et sous-entend pas mal de chose autour de la maladie (le regard des autres, le constat de la personne malade, le milieu médical, la famille qui peut se désinvestir, la solitude des gens qui s’occupent d’une personne atteinte d’Alzheimer…).

Ici l’auteur a choisi de mettre en avant Madeleine, la petite fille du personnage Gramps touché par la maladie. la situation familiale est disloquée: le père et la mère de Madeleine sont divorcés et la laisse livrée à elle-même. C’est donc chez son « Gramps » qu’elle va pour passer ses vacances. Le père est d’autant plus déserteur qu’il ignore semble-t-il volontairement les allusions de sa fille. Ce qu’il veut entendre c’est que tout se passe bien avec Gramps.

J’ai par contre apprécié que le côté médicalisé qu’on a tendance à entendre sur cette maladie soit relégué au placard (c’est une peur pour Gramps et pour Madeleine et c’est une personne extérieure qui vient évoquer ce côté médical).

Ci-dessous spoil sur le déroulement de la fin donc attention!

Durant la fin j’ai aussi admiré que l’auteur choisisse de mettre en avant le droit de choisir sa fin (dans tous les sens du terme). Par là j’entends que la fin est légèrement ouverte et sous-entend que le papi meurt (ce n’est plus un débarquement mais un embarquement comme le stipule Madeleine). Mais on peut comprendre que Madeleine abandonne son papi car il n’est plus Gramps mais juste le petit Grégoire et qu’à ce moment-là elle ne peut plus rien et a besoin de l’aide des adultes.

En Bref…

Une belle approche de la maladie, sans le côté médicalisé qui m’a fait verser quelques larmes. A mettre entre toutes les mains.

Ce livre est proposé dans la sélection 5e/4e du prix des Incorruptibles de cette année 2016/2017.

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