LE VIOLON NOIR

Par Maxence Fermine

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En Résumé…

Johannes Kasperlsky est un jeune français violoniste. Reconnu pour son talent dès son enfance, il n’a pas d’ami et consacre tout son temps au violon. Mais la guerre d’Italie, avec Bonaparte, va l’envoyer se battre là-bas. C’est à Venise, après avoir été blessé pour une deuxième fois, qu’il restera établi pour sa convalescence chez Erasmus. Le destin ou le hasard a mis ces deux hommes de talent face à face. Un violon noir et une voix de femme vont unir ces hommes aux chemins différents mais au but identique.

 

Les personnages (livre à l’appui)…

Johannes (chapitre 1) »En secret, il voulait composer un opéra si sublime qu’il s’adresserait au ciel et parlerait à Dieu. »

Erasmus (chapitre 24) « Je voulais fabriquer le plus beau violon du monde: un violon parfait, d’une sonorité si sublime que quiconque en jouerait s’adresserait au ciel et parlerait à Dieu. »

En Avis…

Encore une fois, Maxence Fermine réussit le tour de force, comme dans Neige, de nous emporter rapidement loin de chez nous (lieu et époque). 2 personnages, 2 passions, le violon et une voix de femme pour point commun.

Dans ce petit livre (126p.) nous découvrons Johannes kasperlsky, jeune français qui ne semble vivre que pour le violon. Son engouement pour cet instrument est expliqué par la rencontre avec un tsigane qui par son violon avait su faire voir à  Johannes « les routes de Bohême et les sapins sous la neige, les veillées près du feu et les danses des femmes […]les souffrances, les privations[…] les sourires échangés […]l’amour parfois. »

La mère de Kasperlsky est vraiment au second plan dans son enfance. Peu décrite, on ressent surtout que son intérêt pour le don de son fils est uniquement vénal.

Ensuite la guerre prend une grande importance. Elle vient bouleverser la vie de Johannes: elle le fait partir de Paris, elle lui montre des horreurs et fait comprendre que la beauté du violon et de son son n’ont rien à faire sur un champ de bataille… mais c’est aussi cette guerre qui permet à Johannes de rencontrer Erasmus à Venise.

J’ai fortement apprécié les âmes et valeurs des objets dans ce petit livre: le violon noir, l’échiquier, le violon sous toutes ses formes (du tsigane en passant par Johannes et par Erasmus). Cela m’a évoqué les 2 derniers vers d’un poème de Lamartine

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? »

En bref…

Une lecture rapide mais poignante, touchante, même si d’avance (les couleurs de la couvertures annonçaient le ton) nous savons quelle sera triste.

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